Quels marchés pour Anton & Willem ?

Anton & Willem adresse simultanément deux marchés : celui de la pharmacie d’officine et celui des médecines dites « douces »,  associant les marchés des cosmétiques bio et de l’alimentation sans gluten.

 

Le marché de la pharmacie d’officine 

Il pèse plus de 37 milliards d’euros en 2010 (source : INSEE) pour un peu plus de 22 000 pharmacies (source : ordre des pharmaciens). La croissance en valeur du chiffre d’affaires du secteur est régulièrement positive, pour preuve l’évolution de l’indice du CA des officines qui passe d’une base 100 en 2005 à une valeur de 114,8 en 2011 (source : INSEE).

Cette croissance faible mais régulière du chiffre d’affaires prend en compte la progression soutenue des génériques, qui tout en tirant à la baisse le CA de l’officine, provoque une amélioration mécanique des marges du médicament. Une amélioration qu’il faut néanmoins nuancer car pour la première fois en 2012, le CA HT moyen toutes activités confondues tend à stagner, voire à décroître légèrement (source : Fiducial)

 

Le marché des « médecines douces »

Il est important de distinguer les marchés suivants :

  • Le Complément alimentaire : les pharmacies d’officine pèsent près de 60% du marché français des compléments alimentaires estimé en 2012 à 1 052 millions d’euros (en croissance de +3% – source Synadiet). C’est aussi le canal de distribution qui a connu la plus forte croissance en 2012 (source Xerfi). Retraité de la bulle spéculative des produits minceur qui a éclaté à partir de 2008, le reste des segments de marché sont tous en forte croissance, confirmant le véritable engouement durable des français pour les compléments aliments alimentaires qu’ils achètent préférentiellement en pharmacie alors que le niveau de l’offre et surtout la compétence en officine laisse trop souvent largement à désirer.
  • L’Homéopathie : supérieur à 300 millions d’euros (source France-soir), dont plus de 80% pour la société Boiron. C’est la médecine douce la plus connue et la plus emblématique, en croissance régulière depuis de nombreuses année. 56% des français utilisent de l’homéopathie pour se soigner dont 36% d’utilisateurs réguliers (sondage IPSOS – mars 2012).
  • Les Cosmétiques naturels et bio : selon l’Association Cosmébio qui regroupe la grande majorité des intervenants du secteur, le marché européen représenterait 3 milliards d’euros en 2011, soit un tiers du marché mondial. En France le marché a été estimé en 2010 à 336 millions d’euros (Source Organic Monitor) avec 38% de croissance entre 2007 et 2010.
  • L’Aromathérapie : 167 millions d’euros en 2012 +19% (source Le Figaro). Dominé par quelques acteurs (Puressentiel, Pranarom, Phytosun, Valnet…), c’est un des segments du marché des médecines « douces » les plus dynamiques.

 

Mais aussi

  • L’Alimentation sans gluten : 20 millions d’euros en 2012 +30% (4.2 milliards de dollars dans le monde – source Huffington post)
  • Le Babyfood bio et des soins pour bébé au naturel
  • Les Tisanes

sont autant de marchés additionnels sur lesquels Anton & Willem possède une vraie légitimité qui lui assureront à long terme des revenus récurrents et en croissance.

 

En conséquence 

Anton & Willem a choisi d’adresser et de privilégier deux marchés distincts : d’une part le marché du médicament allopathique, fragilisé mais indispensable au vu de sa taille et de sa légitimité ; d’autre part le marché des médecines douces, important marché de « niche » de plus de 2 milliards d’euros, à très fort  potentiel de développement et sur lequel aucun acteur ne s’est clairement positionné, donc beaucoup moins soumis à la guerre des prix.

Chez Anton & Willem, le marché de la « parapharmacie » traditionnelle, faux vecteur de trafic et vrai vecteur de fragilisation économique, est limité aux stricts produits essentiels prescrits.

Tous ces éléments font que le positionnement Anton & Willem, au delà des attentes manifestes des clients sur une médecine plus naturelle, est un levier très efficace de pérennisation du modèle économique d’une pharmacie.